Denis « Au début des années 90, j’ai totalement changé de cap par rapport à ce qui se faisait alors en Bourgogne. J’ai fait des vins très denses et très colorés ce qui a attiré les regards et suscité des interrogations. Avec les engrais et les désherbants, on a fini par oublier de raisonner. En 1993, je me suis installé en sentant une liberté totale pour faire ce que je souhaitais. Je procède par intuition, par sensation. Je ne suis pas un pique-assiette. J’ai peut-être fait trop d’extraction à une époque mais c’était une expérience enrichissante. Le secret n°1, c’est le travail à la vigne. Ma grande ambition, c’est qu’on reconnaisse moins Mortet et davantage un terroir. Je suis resté à genoux devant un musigny 1937 du domaine de Vogüe. Un grand vin est grand tout le temps, même après des décennies. »